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Pas facile d'être le fiston de La Mort! |
Etre le fils de la Mort n’est pas facile tous les jours, surtout pas celui de la rentrée. Impossible de faire durer une plante en vase ou un chat noir plus que quelques heures, encore moins de s’intégrer à l’école. Immédiatement catalogué parmi les « monstres » malgré son désir d’intégration, Mortis Junior –MJ – totalement dépourvu de préjugés, s’y fait vite des amis : Stigmartha aux mains qui saignent, les jumeaux siamois Smith & Wesson, le tronc humain Spot… et Pandore, qui a la mauvaise habitude d’ouvrir tout ce qu’il ne faut pas. C’est ainsi que le méchant nécromancien Moloch sera libéré de la boîte censée l’enfermer pour l’éternité, et sèmera la pagaille dans les mondes des morts et des vivants. MJ et ses amis trouveront le moyen de réparer leurs bêtises, soudant d'autant plus le groupe et permettant à MJ d'évoluer dans son rôle d’apprenti faucheur.
L’auteur de « Courtney Crumrin » et « Polly et les pirates » signe une histoire au graphisme décalé, très influencé par Mike Mignola (qui en dessine d’ailleurs la couverture). Le rôle de papa poule rend Monsieur la Mort attachant, les scènes intimes sur le rapport père-fils se détachent bien des moments davantage tournés vers l'humour et l'action. Tout enfant s’étant un jour senti déplacé ou gauche, pas pris au sérieux par ses parents, mais entouré de l’affection d’amis sincères malgré leurs défauts, ne pourra que s’identifier totalement au petit sac d’os MJ.
Camilla Patruno-Marmonnier
Publié le 07/08/2008
