Résumé éditeur : Yatandou vit dans un village dogon du Mali. A 8 ans, elle préférerait câliner Sunjata, sa petite chèvre, plutôt que de piler le mil avec les femmes de son village. Même si son pilon est plus petit et moins lourd, c'est un travail épuisant. Pendant ces heures de labeur, toutes rêvent, à l'ombre des baobabs, de cette nouvelle machine qui sans efforts avale le mil et recrache de la farine. Alors, les femmes décident de mettre chacune un peu d'argent de côté pour acheter la fameuse machine.
Notre avis : Voici un magnifique album grand format à savourer les yeux grand ouverts! Peter Sylvada, peintre américain, offre sa vision d'une Afrique aux tonalités ocres et resplendissantes. Une atmosphère qui donne toute l'amplitude du récit de Gloria Whelan, fondé sur la situation, bien réelle, du labeur en milieu rural africain. La qualité des peintures de Sylvada illumine la lecture et fait de cet album un livre d'art à part entière au sujet aussi exotique que social.
La critique de la classe de CLAD CE2/CM1 de Champigny:
L'avis de la maîtresse:
Le thème de la vie en Afrique est bien exploité et suscite l’intérêt des enfants car le protagoniste est une enfant de huit ans qui raconte simplement sa vie au quotidien, les ses obligations liées au manque de confort dans son village ainsi que sa situation de « femme ». Ce thème a suscité d’autant plus d’intérêt, que bon nombre d’élèves de la classe, sont originaires d'Afrique.
L'histoire a suscité un débat sur le travail des enfants, leur à apprendre, l’école en Afrique comparée à l’école en France. Elle a insufflé l’envie à certains élèves de la classe, plutôt réservés d’habitude, de nous parler de leur scolarité antérieure dans des écoles de pays divers : aux Comores, en Algérie, en Côte d’Ivoire et au Mali. Ils ont évoqué les différences entre ces écoles et la nôtre, en terme de manque de confort et de sanctions infligées aux enfants, beaucoup plus sévères dans leurs pays
d’origine.
Cela a été l’occasion pour nous d’évoquer également le respect dû aux enseignants, d’autant plus légitime lorsque ceux-ci respectent l’intégrité physique des enfants. Les enfants de la classe ont entre 8 et 10 ans et l’histoire a été compréhensible par tous. Les illustrations sont de véritables tableaux, leurs couleurs invitent au voyage et évoquent la chaleur et la pénibilité de la vie en Afrique mais aussi sa beauté. Elles permettent aux enfants de se projeter dans l’histoire, de s’identifier à la petite fille ou aux autres membres de sa famille. Elles facilitent l’accès à des représentations pour des élèves qui ne sont pas familier de cette culture.
Le résumé des enfants :
Cette histoire se passe au Mali. Yatandou est une petite fille qui raconte sa vie d’africaine. Elle explique comment une machine va changer la vie de son village.
Le livre vous a-t-il plu?
Oui!
Pourquoi?
Nous avons aimé le thème de l’histoire, les illustrations et les personnages.
Qu’est ce qui vous a le plus plu ?
Kadidiatou : Ce qui m’a plu, c’est que leurs vies changent.
Yann : Quand la dame apprend aux autres à lire.
Ibrahim : La dame qui arrive en pantalon parce qu’elle est différente des
autres.
Johnny : J’ai aimé la partie où elle pile le mil.
Hasan : J’ai aimé quand elle a vendu son bouc et qu’elle a fait promettre qu’on
ne le mange pas.
Nous avons tous aimé le passage où Yatandou a appris à écrire son prénom.
Qu’est ce qui vous a le moins plu ?
Yann : Je n’ai pas aimé le ragout de chauve-souris. C’est dégoûtant !
Conseilleriez-vous à un copain ou une copine de le lire ?
OUI général!
Qu’est ce que vous avez éprouvé à la lecture de ce livre ?
Cette histoire a donné envie de pleurer à Seydou, Rabia, Yacine car au début de l’histoire, la vie est difficile dans le village. Ibrahim, lui, a eu envie de pleurer quand la petite fille a dû se séparer de son petit bouc. Mais cette histoire a aussi donné envie de rire à Ma Gansiry, Youssouf et Rabia car la fin est heureuse. Grâce à cette histoire, Hermétius a pu voyager dans sa tête, Youssouf aussi, mais pas trop longtemps. L’histoire a permis à Yann, Hasan et Kadidiatou et Johnny de rêver. Elle a fait réfléchir Andjouza. Christophe nous a dit que l’histoire ne lui avait pas fait grand-chose…
Avez-vous compris tous les mots ?
Tous, sauf les mots maliens. La maîtresse nous les a expliqués. Nous avons appris les mots : pagne- le mil- le pilon- le bouc.
Comment avez-vous trouvé les illustrations ?
Johnny : Je les ai aimées car les illustrations sont des tableaux.
Yann : Je les ai aimées parce que c’était des peintures.
Hasan :C’était bien dessiné. Quant à la maîtresse, elle a aimé les couleurs qui évoquent la chaleur de l’Afrique.
Les illustrations vous ont-elles aidé à comprendre l’histoire ?
Johnny : elles nous ont servi à expliquer le sens de certains mots.
Ma Gansiry : elles nous ont aidés à comprendre qui étaient les personnages.
Avez-vous des remarques à faire, des questions à poser au sujet de ce livre ?
Les enfants ont demandé de rappeler le nom de l’auteur et comment cela se faisait qu’une dame de l’histoire savait lire et pas les autres . Ils voulaient savoir comment elle avait appris.
Publié le 16/10/2008