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C'est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes, paraît-il… Disney applique la recette et nous sert un excellent film, la saveur d’autrefois en prime ! |
Lorsque la princesse Giselle est bannie de son royaume magique, fait de dessin animé et de musique, par la méchante reine et marâtre de service, elle se retrouve soudain propulsée en plein Manhattan, seule au milieu d'un univers étrange, bruyant et effrayant. Elle découvre alors un monde qui a désespérément besoin de magie et d'enchantements... Recueillie par un séduisant avocat spécialiste du divorce, la belle ingénue va bien évidemment vite tomber amoureuse de son sauveur. Seul problème : Giselle est déjà fiancée dans son monde au parfait prince des contes et légendes, chevaleresque crooner au sourire toujours étincelant. Une question se pose alors : un amour de conte de fées peut-il survivre dans le monde réel ?
A mi-chemin donc entre film d'animation et comédie romantique « live », Il Etait une Fois surprend le spectateur dès sa première image en affichant un parti pris artistique sacrément gonflé à l'heure actuelle : le recours à des techniques d'animation directement héritées des années 50 ! Un classicisme absolu qui constituera durant plus de 90 minutes une ligne de conduite parfaitement respectée, illustrée entre autres par de très nombreux clins d'œil aux classiques de Disney, ainsi que par de réjouissantes séquences musicales rejoignant celles de Mary Poppins au panthéon du genre. Le message transmis ici par Disney est clair : le temps du cynisme est révolu, la candeur d'antan est définitivement de retour ! Et comme Disney continue tant bien que mal à souffler le chaud et le froid (malgré des prétendants au trône de plus en plus talentueux) sur le monde de l'entertainment, on serait mal avisés de prétendre le contraire...
Avec Il Etait une Fois, Disney, plus fédérateur que jamais, s'adresse aussi bien aux enfants qu'aux adultes sans jamais préférer un univers au détriment de l’autre. L’astuce ? Une alchimie savamment orchestrée, qui mêle scénario palpitant, imagerie ultra-colorée pour les plus petits et casting outrancièrement séduisant pour les plus grands (surtout pour les mamans : Patrick Dempsey ou James Marsden, les accoudoirs vont finir en lambeaux…). Le résultat est un véritable émerveillement, drôle et touchant, qui n’est pas sans rappeler un certain Princess Bride dont il partage la même fantaisie jubilatoire ; la naïveté érigée en vertu en plus. Et bon sang que ça fait du bien !
Bruno Mazzocchi
Publié le 03/12/2007


