| Téléchargez | ||
| Yaka-Mag N°3 | ||
|
||
| > | Les archives du mag | |
| > | Narnia : le bestiaire ! | |
| > | Les Jeux Olympiques | |
| > | Fête de la musique 2008 pour enfants et familles | |
| > | Les Party Games | |
| > | Keith Haring | |
| > | Jeux d'élevage : la sélection de Yaka-Mag |
Astérix aux Jeux Olympiques
Lorsque le jeune bellâtre gaulois Alafolix, fou amoureux de la princesse grecque Irina, décide de parcourir à pied le chemin qui le mènera au palais de sa belle, il n’imagine pas un instant que son périple va être pour tout son village le début d’une formidable odyssée… sportive ! Promise par son père à Brutus, le fils de César, la jolie Irina va en effet tenter d’influer son destin en choisissant d’épouser le vainqueur des prochaines Olympiades. Seul petit problème : Alafolix a tout d’un poète, mais rien d’un sportif ! Heureusement pour lui, les deux plus valeureux Gaulois du village, Astérix et Obélix, décident de venir lui prêter main forte. A grandes doses de potion magique, bien évidemment ! ![]() Si l’annonce de sa présence au générique plusieurs mois auparavant avait fait naître pas mal de doutes quant à sa crédibilité dans le rôle, il faut bien avouer que le choix d’Alain Delon dans la toge de César reste la meilleure idée du film ! A ce titre, le long monologue d’autocongratulation qui accompagne sa première apparition (et lors duquel l’acteur cite en une tirade savoureuse tous les principaux films de sa carrière) deviendra à n’en pas douter une scène culte du cinéma français… Dans la peau de Brutus, Benoît Poelvoorde tire également son épingle du jeu, tout comme les quelques guest-stars convoquées pour l’occasion (Franck Dubosc et Francis Lalanne en bardes barbants, Alexandre Astier en centurion dépassé ou encore Elie Semoun en juge pas si incorruptible que ça…). Revers de la médaille : l’humour est si référentiel et télévisuel qu’il risque de laisser sur le banc de touche les néophytes, à commencer par les plus jeunes spectateurs auxquels le film est théoriquement destiné ! Or ce n’est pas, et de loin, le pire de ses défauts… Si un effort considérable a été fait au niveau des décors et de la photographie, le scénario de ce nouvel opus de la saga Astérix (pourtant écrit à quatre paires de mains !) souffre des mêmes défauts que ses prédécesseurs : poussif, incohérent et écrit avec un mépris des règles élémentaires de la dramaturgie qui force le respect. A tel point qu’on le croirait écrit par Idefix en personne, au lendemain d’une cuite canine carabinée… Conçu uniquement pour brosser l’orgueil national dans le sens du poil (une tare absente de l’excellent album homonyme dont est tiré le film), le long-métrage du duo Thomas Langmann & Frédéric Forestier comporte ainsi un nombre incalculable de scènes d’une indigence rare, devant lesquelles on est presque tenté de s’enfoncer du pop-corn dans les oreilles pour s’épargner au moins le son. Côté effets spéciaux, le désastre est complet : les sangliers ont l’air toujours aussi faux, les cascades feraient passer celles de L’Inspecteur Derrick pour du Matrix et les bagarres en tout-numérique semblent provenir d’une époque où Bill Gates bricolait encore dans son garage. Bref, vous l’aurez compris, le naufrage est total. Alors oui, on aimerait pouvoir défendre ce qui reste (sur le papier) la production européenne la plus ambitieuse à ce jour, comme on aimerait ne pas trop saper le moral de Clovis Cornillac, l’un des acteurs français les plus talentueux de sa génération. Mais devant un désert artistique aussi aride, toute la bonne volonté du monde ne saurait transformer le sable et la caillasse en eau… Bruno Mazzocchi Publié le 31/01/2008
Astérix aux Jeux Olympiques
2007, France D’après les personnages créés par René Goscinny et Albert Uderzo De Thomas Langmann & Frédéric Forestier, avec Clovis Cornillac, Gérard Depardieu, Alain Delon… Genre : bande dessinée live Durée : 1h53 Au cinéma le 30 janvier Pathé Distribution Site officiel La Chronologie d’Astérix : 50 avant JC : « Toute la Gaule est occupée par les Romains. Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur… » 1926 : Naissance de René Goscinny 1961 : Astérix le Gaulois 1977 : Mort de René Goscinny 1979 : Astérix chez les Belges
|
|