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Cendrillon and the city |
Tout va pour le mieux dans la vie de Gisèle, jolie princesse de dessin animé qui attend le prince charmant dans sa petite maison de la forêt, en chantant avec ses amis les oiseaux. Mais enfer et damnation, la méchante-reine-à-la-pomme-rouge expédie la tendre Gisèle dans le monde réel infernal de Manhattan, où l’on a que faire des princesses et des histoires qui se terminent bien. Peu chaut à notre héroïne qui ne perd rien de sa bonne humeur, et se met bille en tête à la recherche de son prince. Cette quête étant à l’origine de quiproquos et de situations abracadabrantesques au premier sens du terme.
On peut louer la bonne idée des studios Disney de s’autoparodier à ce point dans une bluette où les fameux princes et princesses des contes de fées, si chers à l’oncle Walt, sont tournés en dérision. Mais cette bonne idée de départ n’accouche que d’une toute petite souris. Le premier opus de Shrek est déjà passé par là, montrant que l’on pouvait être réellement irrévérencieux envers les codes de ces contes qui ont bercé notre enfance. En comparaison, Il était une fois ne fait que glisser sur le modèle, retournant même la situation puisque les habitants du royaume féérique sont plus ridicules que tendrement naïfs, et les êtres ternes du monde réel se laissent pour certains entraîner dans le dessin animé qui gagne la partie au final. Il en ressort pourtant un honnête divertissement, assez répétitif, parfois très drôle, mais dont les vertus pour lutter contre le mythe tenace du prince charmant sont plus que discutables. Si l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, on ne pouvait pas non plus attendre de Disney de se tirer une balle dans le pied. C’est de bonne guerre.
Marie Boudon
Publié le 27/05/2008


